Témoignages clients
Formation & accompagnement : Le CTCPA accompagne Les Marmites de Cobannos dans la sécurisation de leur pâte à tartiner artisanale, le Noisettou
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Août

Publié le : 24/08/2026
« Le bilan, il est vraiment très positif. Cet accompagnement m’a apporté à la fois des bases solides et une vraie structuration dans mon projet. »
Présentez-nous LES MARMITES DE COBANNOS : structure, vision, valeurs, produits…
Les Marmites de Cobannos est une marque que j’ai créée avec mon mari, qui m’accompagne dans le projet. La marque a été lancée autour d’un produit principal : le Noisettou, une pâte à tartiner artisanale. L’idée est toutefois de pouvoir diversifier la gamme à l’avenir avec d’autres produits, même très différents.
Le nom « Les Marmites » a été choisi pour sa dimension ouverte et évolutive, afin de ne pas enfermer la marque dans une catégorie unique. « Cobannos » fait référence à une divinité gallo-romaine associée à un site archéologique situé entre l’Yonne et la Nièvre, non loin de nos lieux de vie. Une situle (petite marmite) retrouvée sur ce site a inspiré notre logo et fait le lien entre histoire locale et identité de marque.
Nos valeurs reposent sur une démarche simple : proposer un produit plus naturel, plus sain et plus transparent que les pâtes à tartiner industrielles. L’objectif est de privilégier des ingrédients de qualité, le circuit court et une meilleure maîtrise de la composition.
Le projet est né de façon très artisanale, à partir d’une recette faite maison pour notre propre consommation, et que nous avons améliorée progressivement. Le véritable tournant a été la rencontre avec des producteurs locaux de noisettes et d’huile de noisette, qui a permis d’améliorer fortement la qualité du produit.
Aujourd’hui, nous travaillons également avec un chocolat bio et engagé, et un sucre bio français (dans une quantité inférieure à la majorité des produits du marché). Nous aimerions aussi à terme proposer une recette « sans sucre », mais les alternatives locales restent limitées et nous souhaitons conserver la qualité gustative de notre produit. L’ambition est aussi de continuer à développer des recettes plus originales et gourmandes : nous avons déjà une gamme de 3 recettes « classiques » et 2 « spéciales » en séries limitées, mettant en avant des ingrédients locaux aux saveurs originales (comme les aiguilles de sapin ou les fleurs de reine-des-prés), et nous avons beaucoup d’idées et l’envie d’expérimenter des associations de saveurs originales.
Dans quel contexte avez-vous fait appel au CTCPA ? Quels besoins aviez-vous ? Quels étaient vos objectifs ?
J’ai fait appel au CTCPA au départ dans le cadre d’une formation, car je n’avais aucune expérience dans le secteur alimentaire et j’étais en pleine reconversion professionnelle. J’avais un projet encore très peu structuré, basé surtout sur une recette, et je voulais acquérir des bases solides avant de me lancer.
J’ai suivi la formation « Conduire une activité de conserverie » à Dijon, qui m’a permis de comprendre les fondamentaux de la sécurité alimentaire, de la microbiologie, de l’activité de l’eau (aw), ainsi que les bases réglementaires. Même si certains contenus étaient plus avancés que mes besoins immédiats, cela m’a donné une vision globale très précieuse du métier et de ses exigences.
Cette formation m’a également ouverte à des aspects que je n’avais pas envisagés, notamment le financement participatif, ce qui a eu un impact direct sur la suite de mon projet.
Dans un second temps, lorsque j’ai commencé à produire à petite échelle, j’ai de nouveau sollicité le CTCPA pour des analyses microbiologiques afin de sécuriser mon produit. Les résultats ont confirmé sa stabilité, ce qui m’a permis de commercialiser en toute confiance.
Pourquoi avoir choisi le CTCPA ? Comment avez-vous connu le CTCPA ?
J’ai découvert le CTCPA par l’intermédiaire d’une artisane de ma région qui fabriquait des produits de type terrines et rillettes. Elle m’a fortement recommandé la formation, en me disant qu’elle était très complète.
J’ai ensuite regardé le site, le catalogue, et j’ai été convaincue par la richesse des contenus et par l’approche globale de la structure autour de l’alimentation.
Le fait que la formation soit accessible via le CPF a aussi facilité ma décision. Et surtout, le centre était situé relativement près de chez moi, à Dijon, ce qui a compté dans mon choix.
Comment s’est déroulé l’accompagnement ?
Dans un premier temps, la formation a été co-animée par Carla LUCET (Chef de Projets Développement – Responsable Nationale Start‑up) et Xavier DEVIS (Chef de projets technologie), avec des apports complémentaires entre les dimensions réglementaires, techniques et opérationnelles. Les contenus ont permis d’aborder les fondamentaux de la sécurité alimentaire, de la microbiologie, de l’activité de l’eau (aw), ainsi que les bases d’hygiène et de réglementation applicables à un projet alimentaire. Ces contenus m’ont permis de structurer une approche globale du produit et de ses contraintes. Des éléments plus transversaux ont également été abordés, notamment sur l’étiquetage et la structuration d’un projet alimentaire, ce qui a permis d’élargir la réflexion au-delà du seul aspect technique.
En fin de formation, Carla LUCET a également présenté des perspectives d’accompagnement de projet, notamment autour du financement participatif via la plateforme Ulule, un partenaire du CTCPA, ouvrant ainsi une première réflexion sur ce levier pour le développement de l’activité.
Par la suite, Xavier DEVIS a repris contact afin de faire un point technique sur l’évolution du produit et d’apporter des conseils adaptés à sa composition, notamment sur les questions de stabilité et d’activité de l’eau. Ce suivi a été particulièrement apprécié pour son accessibilité et sa dimension concrète, permettant de répondre aux interrogations au fur et à mesure de l’avancement du projet.
Dans ce cadre, des analyses microbiologiques ont ensuite été réalisées au laboratoire de microbiologie du CTCPA d’Avignon par Lwidgi LUGROS (Chef des laboratoires), à partir des échantillons transmis. Ces analyses ont permis de confirmer la très faible activité de l’eau du produit ainsi que l’absence de risques microbiologiques, apportant une vraie sécurité et une validation rassurante pour la mise sur le marché.
Tout au long de l’accompagnement, la disponibilité des interlocuteurs et la continuité des échanges ont été très appréciées. Le suivi, à la fois technique et humain, a permis d’avancer de manière progressive et sécurisée, avec la possibilité de poser des questions au fil de l’évolution du projet sans rupture après la formation.
Enfin, des échanges plus ponctuels ont continué avec les équipes du CTCPA au fil de l’évolution du projet, ce qui a permis un suivi souple et réactif, notamment pour des questions techniques ou des conseils liés à la fabrication artisanale.
Quel est aujourd’hui le bilan que vous faites ? Comment se manifestent les acquis de cet accompagnement ?
Le bilan, il est vraiment très positif. Cet accompagnement m’a apporté à la fois des bases solides et une vraie structuration dans mon projet.
Déjà sur le plan technique, ça m’a permis de comprendre des notions que je ne connaissais pas du tout au départ, comme la microbiologie, l’activité de l’eau ou les bases d’hygiène et de réglementation. Ça m’a donné une vraie sécurité dans la manière de concevoir et de développer mon produit.
Ensuite, sur la façon de construire le projet, ça m’a aidée à prendre du recul, à mieux organiser les étapes et à intégrer les contraintes réglementaires dès le début. Je me sens beaucoup plus armée aujourd’hui pour avancer de manière structurée.
Il y a aussi tout le côté accompagnement et ouverture sur d’autres aspects du projet, notamment le financement participatif, qui m’a permis d’aller plus loin que ce que j’aurais imaginé au départ et de donner une autre dimension au lancement de mon activité.
Et au-delà de tout ça, je retiens vraiment le côté humain de l’accompagnement, avec des interlocuteurs disponibles, des échanges simples et une continuité dans le suivi. Je pouvais poser des questions au fur et à mesure de l’évolution de mon projet, ce qui m’a beaucoup aidée à avancer sereinement.
Aujourd’hui, les acquis se voient concrètement dans ma manière de travailler : je fais les choses avec plus de rigueur, plus de recul, et avec une meilleure compréhension globale de ce que j’entreprends, aussi bien sur le plan technique que sur le développement de mon activité.
Vous avez profité du partenariat CTCPA × Ulule, que pouvez-vous nous dire sur cette expérience ?
Le partenariat du CTCPA de d’Ulule a été une vraie découverte pour moi. C’est en formation que Carla LUCET nous a parlé du financement participatif, puis elle m’a mise en relation avec Ulule, ce qui m’a permis d’intégrer le dispositif très simplement.
J’ai ensuite suivi deux masterclass coanimées par Carla LUCET et Claire VASILE (Directrice Impact & Entrepreneuriat – Co-directrice Ulule Collecte). Elles m’ont apporté des outils très concrets pour comprendre toutes les étapes de la campagne : préparation, communication, logique de précommandes et construction d’une page efficace. Ça m’a vraiment aidée à anticiper tout ce qu’il y avait à faire, car c’est un exercice assez dense et structuré.
J’ai pu poser les bases de ma campagne de manière beaucoup plus réfléchie et cohérente que si je l’avais faite seule.
Il y a aussi eu un effet sur la visibilité et la crédibilité du projet. Le fait qu’il s’inscrive dans ce partenariat a contribué à renforcer son relais, notamment via Ulule, avec un vrai impact sur le démarrage et le succès : en deux jours seulement, deux mille euros sont arrivés grâce au relais dans la newsletter d’Ulule. Cela montre l’importance de bien préparer et encadrer son projet pour mettre toutes les chances de son côté.
La campagne s’est très bien passée : mon objectif initial de 6 000 € a été atteint rapidement, puis nous avons dépassé les 9 000 € et atteint 12 000 € euros avant la fin, ce qui représente à ce jour 530 pots à fabriquer et expédier. Sur les conseils de ma coach Ulule, j’ai laissé la page ouverte pour permettre aux retardataires de précommander, même si la collecte officielle est terminée. Ces précommandes se prolongent jusqu’à fin septembre, avec des livraisons prévues à l’automne.
Au final, c’est une expérience qui m’a permis d’aborder le financement participatif avec beaucoup plus de méthode, de confiance et de structure. Sans ce partenariat, je pense que je n’aurais pas lancé de campagne, ou en tout cas pas avec la même ampleur.
Quels sont vos prochains objectifs ou autres annonces à faire ?
Les grandes étapes à venir concernent d’abord la création de mon propre laboratoire. Jusqu’à présent, je travaillais avec un laboratoire extérieur, et l’objectif est désormais de disposer de mon propre outil de production. Les travaux ont commencé et l’échéance est une mise en fonctionnement autour de mi-septembre, début octobre, avec une inauguration festive à laquelle seront invités les partenaires du projet et les contributeurs de la campagne Ulule qui ont choisi cette contrepartie.
Ce laboratoire aura un petit espace de vente qui me permettra d’accueillir ponctuellement des clients en leur proposant de déguster les produits.
Une fois ce laboratoire opérationnel, je prévois de refaire appel au CTCPA pour des analyses nutritionnelles plus précises sur mes produits, afin de mieux valoriser leur qualité et leur positionnement plus sain, mais aussi pour continuer à sécuriser et structurer leur développement. En parallèle, je souhaite poursuivre le développement de nouvelles recettes toujours plus originales et saisonnières, ainsi que des coffrets dégustation en petits formats.
Enfin, je travaille aussi sur le développement commercial : aujourd’hui principalement en épiceries et points de vente locaux, je souhaite ouvrir davantage vers les gîtes, hôtels et crêperies, où le produit fonctionne très bien, notamment au petit-déjeuner ou en accompagnement. L’objectif est de continuer à structurer la diffusion tout en restant dans une démarche artisanale et qualitative.
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