Témoignages clients
Gaspillage alimentaire : le CTCPA forme Antartic II pour mettre en place un diagnostic et une méthodologie conformes à la réglementation et améliorer la performance du site !
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Jan

Publié le : 15/01/2026
« Le bilan est très positif. Grâce à l’accompagnement du CTCPA, nous disposons désormais d’une méthode claire, opérationnelle et reconnue par les autorités. »
Présentez-nous Antartic II: structure, vision, valeurs, produits…
Antartic II, créée en 1986, est l’une des unités de production du groupement Agromousquetaires, la branche industrielle d’Intermarché. Implantée à Charmes-sur-Rhône en Ardèche, l’usine fonctionne en continu toute l’année et emploie entre 230 et 250 collaborateurs. Elle occupe une place centrale dans l’écosystème d’Agromousquetaires grâce à la diversité de ses activités : fabrication et conditionnement de céréales petit-déjeuner, de snacks salés, d’aides à la pâtisserie, de fruits secs, de riz, de couscous, de légumes secs ainsi que de poivres, herbes, épices et mélanges culinaires. Le site assure également une activité B2B de mélanges d’ingrédients technologiques destinés à d’autres unités du groupe. Son client principal est Intermarché, avec plus de 100 millions d’unités produites chaque année pour un chiffre d’affaires dépassant 100 millions d’euros.
Bien que le site ne dispose pas d’une politique RSE formalisée, il s’appuie sur un système de management environnemental incluant des indicateurs de suivi, des actions de tri, de revalorisation et un pilotage des freins de production. La thématique du gaspillage alimentaire s’est inscrite naturellement dans cette dynamique d’amélioration continue et de maîtrise des impacts environnementaux.
Dans quel contexte avez-vous fait appel au CTCPA ? Quels besoins aviez-vous ? Quels étaient vos objectifs ?
Le recours au CTCPA fait suite à une mise en demeure de la DREAL, la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, chargée de contrôler et d’accompagner les entreprises sur les réglementations environnementales et d’aménagement. Cette mise en demeure, reçue en décembre 2024, nous imposait de réaliser et formaliser un diagnostic de gaspillage alimentaire conforme à la loi AGEC dans un délai de six mois. Malgré les nombreuses actions déjà mises en place sur le site, nous ne disposions pas d’une méthode structurée répondant pleinement aux exigences réglementaires. La diversité de nos activités et l’ampleur de nos volumes ont rapidement confirmé la nécessité de faire appel à une expertise externe capable de nous accompagner dans un projet de cette envergure.
Nos objectifs étaient de répondre à la mise en demeure dans les délais impartis, mais également de profiter de cette contrainte pour poser les bases d’une démarche pérenne. L’enjeu était d’élaborer une méthode solide, reproductible et suffisamment robuste pour être déployée sur l’ensemble de l’usine et constituer un véritable levier de performance industrielle.
Pourquoi avoir choisi le CTCPA ? Comment avez-vous connu le CTCPA ?
Le CTCPA n’était pas un inconnu. J’en avais déjà entendu parler au sein d’Agromousquetaires, notamment lors d’une formation réalisée pour le groupe en 2020 sur les matériaux d’emballage et les réglementations associées. Lorsque nous avons recherché un organisme capable de nous accompagner sur un diagnostic de gaspillage alimentaire, le CTCPA a naturellement émergé comme un acteur crédible et reconnu. Dès les premiers échanges, la qualité de la présentation et la compréhension rapide de nos enjeux par Margaux COLOMBIN ont conforté notre choix et nous ont convaincus que nous étions accompagnés par la bonne structure.
Comment s’est déroulé l’accompagnement ?
L’accompagnement s’est déroulé en deux volets complémentaires : une formation initiale sur le gaspillage alimentaire dispensée par Margaux, suivie d’un véritable pilotage en mode projet. Antartic II a servi de site pilote pour la branche RSE d’Agromousquetaires, ce qui a permis une montée en compétences simultanée du site et du groupe.
Après la formation, qui incluait une partie théorique et une observation terrain, nous avons mis en place un comité de pilotage afin de structurer le projet. Margaux a fait preuve d’une grande capacité d’adaptation, modifiant son organisation initiale pour coller au mieux à notre rythme et à l’ampleur des travaux. Ses interventions régulières, courtes et efficaces ont permis d’avancer de manière pragmatique, en alternant validation des étapes, travail interne et consolidation méthodologique. À mesure que le projet progressait, j’ai tenu la DREAL informée et celle-ci a rapidement validé notre méthode, ce qui nous a permis de finaliser le diagnostic dans les délais. Le projet a ensuite basculé naturellement vers une démarche d’amélioration continue destinée à être déployée sur l’ensemble de l’usine d’ici 2027.
Quel est aujourd’hui le bilan que vous faites ? Comment se manifestent les acquis de cet accompagnement ?
Le bilan est très positif. Grâce à l’accompagnement du CTCPA, nous disposons désormais d’une méthode claire, opérationnelle et reconnue par les autorités. Elle a été intégrée à notre plan de performance et permet aujourd’hui d’aborder le gaspillage alimentaire sous un angle à la fois réglementaire et industriel. Cette démarche nous a également conduit à repenser la gestion de nos stocks invalides et à structurer une véritable communication interne autour du sujet. Nous avons ainsi créé un atelier pédagogique lors de la journée sécurité dédiée aux biens, aux personnes et aux aliments, accompagné de supports ludiques et même d’une vidéo réalisée avec une société de production.
Cette dynamique a contribué à sensibiliser l’ensemble des équipes et à inscrire le gaspillage alimentaire dans une logique plus large de performance et d’amélioration continue. Le projet a également renforcé notre maturité environnementale et ouvert des perspectives vers une éventuelle structuration future d’une politique RSE.
Quels sont vos prochains objectifs ou autres annonces à faire ?
La suite consiste désormais à déployer intégralement la méthodologie sur toutes les activités du site et à impliquer progressivement l’ensemble des services concernés. Nous sortons du mode projet pour entrer pleinement dans une logique de performance et d’amélioration continue. D’autres évolutions sont en réflexion, notamment un possible transfert du suivi vers l’équipe performance industrielle, ce qui confirmerait l’ancrage durable de la démarche. Par ailleurs, cette expérience a ouvert la voie à une réflexion plus globale autour de la formalisation d’une politique RSE, sujet que nous envisageons désormais avec davantage de clarté et d’ambition.
Il est à noter que le site est actuellement engagé dans un processus de cession par Intermarché, ce qui ajoute un contexte particulier à ces évolutions. Néanmoins, la méthode et les acquis sont aujourd’hui bien ancrés et continueront de structurer notre fonctionnement, quel que soit notre avenir.
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