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16 nov. 2017

Alimentarité des emballages plastiques : mieux vaut prévenir que guérir

L’alimentarité des emballages est souvent appréhendée en aval du processus d’innovation, lorsque les tests réglementaires sont réalisés sur l’emballage dans sa version finalisée. Pourtant anticiper les exigences réglementaires dès le début du processus d’innovation emballage ne devrait pas se limiter à choisir un matériau dont la composition est basée sur des substances autorisées. En effet des choix et des contrôles simples peuvent permettre de minimiser le risque pour le consommateur :

  • le choix des résines de base peut être déterminant pour la migration globale ; deux fournisseurs peuvent proposer des résines d’identité chimique et de fonctionnalité identique, mais ne présentant pas de taux d’extractibles identiques ; des tests simples peuvent être réalisés pour sélectionner les matières les moins susceptibles de conduire à une migration globale élevée
  • la nature des composés de la formulation est déterminante à deux niveaux car tous les composés autorisés ne présentent pas un risque équivalent ;
    • du point de vue du danger d’une part plus les limites de migration sont élevées, moins critique est la substance, les substances les moins critiques étant celles qui ne sont pas soumises à restriction ; parenthèse importante, un emballage exempt de substances soumises à limite de migration, évite d’avoir à réaliser des tests de migration spécifiques ! A contrario l’usage de composés soumis à limites de migrations spécifiques ne signifie pas qu’il y ait une question de santé associée. En effet, si les tests de migrations dans les conditions prévisibles d’emplois démontrent le respect desdites limites, il n’y a pas de risque pour la santé au sens réglementaire du terme.
    • du point de vue de l’exposition, plus les composés sont « lourds » plus leur diffusion est lente dans l’aliment ; les outils de simulation de la migration permettent de prévoir la migration spécifique d’un emballage utilisé dans une condition donnée, sans avoir à réaliser cet emballage
  • les quantités des composés introduits dans la formulation impactent proportionnellement les migrations spécifiques ; la chasse à la surformulation des matériaux d’emballages est ouverte !
  • les transformations et les conditions d’usage des matériaux d’emballage peuvent engendrer des réactions générant des substances nouvelles appelées « NIAS » (non intended added substances) ; la maîtrise des procédés de transformation peut permettre d’éviter la formation de ces composés ; ceci nécessite à la fois de connaître l’impact des étapes clés de l’itinéraire technologique de l’emballage ; ceci nécessite également de tracer des éventuelles déviations de composition du matériau au cours du temps (traçabilité)

Ces items peuvent paraître nombreux et difficiles à mettre en oeuvre, mais dans une approche de qualité globale réalisée sur l’ensemble des références d’un fabricant ou d’un utilisateur d’emballage, la démarche est en réalité totalement bénéfique autant pour les entreprises que le consommateur.

https://ogi.ctcpa.eu/upload/images/picto_site_internet_contact.jpg Contact : Phillippe Sailllard, Alimentarité des emballages

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